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Sentier 2 : Du village au Mont Cindre

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Descriptif du parcours :

Le départ se situe au centre du village, sur la place de la « République » (1) surmontée par les restes de l’ancien château fort. Profitez de la magnifique vue sur Lyon avant de traverser la place pour vous diriger vers le poteau République puis continuer vers « L’Eglise » (2) que vous contournez par la droite.
Passez derrière l’église et prenez la rue du Lieutenant André Gérard à droite jusqu’au poteau « La Forge » (3), puis à droite, le sentier emprunte le « Chemin du Couter » (4). Découvrez l’ancien lavoir du Couter, situé au centre du hameau.
Au poteau Couter, vous pouvez bifurquer à gauche vers le chemin du Cèdre pour une montée directe au sommet du Mont Cindre (boucle courte), variante empruntant ensuite le chemin des « Greffines » (16), ou poursuivre (boucle longue) sur le chemin du Couter, en longeant le « Clos Saint Benoît » (5).
Empruntez un peu plus loin le « Chemin de Mercuire » (6) qui offre une belle vue sur les Alpes et le Bugey, continuez jusqu’au poteau Mercuire. Puis allez jusqu’au poteau « Montgelas » (7), une très ancienne source d’origine celtique.
Empruntez ensuite le « Chemin de Gorgerat » (8) qui borde « les anciennes carrières » (8) de pierre jaune, allez jusqu’au poteau Gorgerat et tournez à gauche en direction du poteau Mont Cindre.
Au poteau Mont Cindre, allez vers le poteau « L’Ermitage » (9) pour découvrir le panorama sur Lyon et les monts du Lyonnais.
Après une halte devant la Chapelle, redescendez par la montée du « Grimpillon » (10).
En revenant au village, en direction de « La Source » (11), au poteau, tournez à droite pour entrer dans le parc de la Source, passez à côté de la salle des fêtes et traversez le « parc de la Mairie » (12), ancienne demeure bourgeoise transformée en mairie, longez la crèche et le jardin potager et tournez à droite vers le donjon (Tour du guetteur).
Descendez les escaliers pour rejoindre la « Place Général de Gaulle » (13) et la rue « Victor Hugo » (14). Arrivés à sa hauteur, passez sous le porche en tournant à gauche pour accéder à la « Cour du château » (15) symbole du passé médiéval de Saint-Cyr. Retournez place de la République par la rue des Ecoles à droite.

Alternative : raccourci à l’aller
Dans le sens de la montée, après le poteau « Couter », prendre à gauche le chemin du Cèdre vers le chemin des Greffines

1 – Place de la République
Poteau : « République »

Magnifique belvédère sur la ville de Lyon, créé en 1860 par le comblement d’un fossé à l’est et profitant du rocher faisant défense au sud, cette place aligne ses maisons contre l’ancienne muraille en contrebas des vieilles tours du château.
Cette place s’est transformée au cours du temps. En 1882 sont construits le kiosque pour le poids public et le bureau des voituriers ainsi que la bascule. En 1898, le tramway venant de Vaise y arrive et remplace la diligence. En 1950, il est remplacé par le trolley-bus. Sur cette place en 1860 fut érigée la guillotine pour l’exécution des assassins des dames Gayet. Cette exécution a attiré une foule considérable montée de Lyon. En 1911, l’école communale du bourg a été inaugurée par le ministre des Travaux Publics, Victor Augagneur et le dynamique maire de Saint-Cyr, Auguste Gouverne.

2 – L’Eglise

Au premier coup d’oeil on remarque le clocher élancé et les belles proportions de « la Coquette des Monts d’Or » ou Sainte Juliette. Cette dernière a été construite par l’architecte Saint Cyrôt Pierre Bernard de 1866 à 1872 en pierre calcaire du Mont d’Or dans le style néo-gothique et grâce à la générosité du soyeux lyonnais Joseph Bellon.
En 1899, la flèche du clocher est enfin édifiée grâce à une souscription lancée par le chanoine Chatard. Les vitraux classés sont dus au maître verrier Nicolas Lavergne et la statue de la Vierge au statuaire Jean-Marie Bonassieux.

3 – La Forge – Rue lieutenant André Gérard et rue Pasteur
Poteau : « La Forge »

Le hameau de la Forge, appelé « la Reverchonnière » au XVe siècle, abritait la forge Dorrieu, comme l’indique une inscription sur le mur de la « Villa de la Forge » au n°11 de la rue Lieutenant André Gérard. Le métier de forgeron était indispensable à la fabrication des outils servant aux carriers et aux cultivateurs.
Plus bas, « La Frairie », hôpital pour les pauvres, fonctionnait encore vers 1710 selon le curé Ranchon. La rue Pasteur, ancienne « Charrière de la Chana », puis « chemin de la Forge », rejoignait la Croix de Ravenne (du carrier Girard dit Raveyna) et sa grande carrière de pierre grise jusqu’au vieux Collonges.

4 – Chemin du Couter – Lavoir et hameau

Le très ancien hameau de Couter (ou Cotter, Costers, qui signifie les côtes), abrite en 1903 huit maisons de carriers, cultivateurs, vignerons, jardiniers et blanchisseurs, avec cours, écuries, vergers, vignes. Au centre du hameau, le lavoir public et sa fontaine couverte servaient à rincer la lessive, sauf le jour des morts où il ne fallait pas, au risque de « laver son linceul ».
En face, un ancien passage menait à l’étendoir public, où les femmes pouvaient étendre leur linge après l’avoir rincé dans un bassin recevant les eaux de pluie.

Alternative : raccourci à l’aller
Dans le sens de la montée, après le poteau « Couter », prendre à gauche le chemin du Cèdre vers le Chemin des Greffines

5 - Clos Saint Benoît

Le clos Saint Benoît, vaste propriété close de hauts murs, fondée à la fin du XVIe siècle par la famille Charrier de la Rochette a été vendu en 1720 aux Bénédictines du prieuré Saint Benoît à Lyon, quai Saint Vincent, qui le conservèrent jusqu’à la Révolution. Dès l’origine ces beaux bâtiments de style Renaissance ont été destinés à la culture d’un vaste vignoble. Les sœurs surent préserver la renommée du vin de « Saint-Benoît ».
Sa terrasse jouit d’une vue magnifique, et des sources abondantes nourrissent un beau lavoir avec réservoir en sous-sol. Ses vignes descendaient jusqu’à Collonges-au-Mont d’Or et grimpaient jusqu’à l’Ermitage.

6 - Chemin de Mercuire

Ce chemin offre une belle vue sur les Alpes, le Bugey, la plaine de la Dombes et la vallée de la Saône. Plus près, on observe les villages de Collonges-au-Mont-d’Or et de Caluire-et-Cuire. Le hameau de Mercuire (du dieu Mercure) juste en-dessous, était un grand verger, et l’un des lieux de passage de l’aqueduc du Mont d’Or.
Le hameau de Mercuire comprend la maison de la Benoîte de la famille Gindre-d’Avrancourt et le domaine du château de la Baticolière. De l’autre côté de la route, on aperçoit le hameau de la Baticolière (ou Bas de Colière), à droite le château Perret et son parc, devenu hôpital.

7 - Source de Montgelas
Poteau : « Montgelas »

Cette très ancienne source, sans doute d’origine celtique dont le nom signifierait « eau fraîche », était réputée pour ses vertus curatives. Ses grandes galeries recèlent dans leur eau glacée le minuscule crustacé Niphargus (10 mm).
Sous les Romains, cette source était vénérée et un temple dédié à Apollon y avait été construit comme en témoignent les débris de marbre et les poteries anciennes retrouvés sur le site. De la source s’écoulait le ruisseau Tarenceu (Tarentiacum) aujourd’hui canalisé.

8 - Chemin de Gorgerat- les anciennes carrières

C’est au XVIe siècle que se développe l’industrie des carrières dans le Mont d’Or, nouvelle industrie due à l’arrivée des Italiens à Lyon qui construisent demeures, églises, chapelles et tombeaux (façade de l’église Saint-Nizier) en pierre grise de Saint-Cyr, propre à la taille, ou en pierre dorée. La proximité de Lyon et la rapide descente vers la Saône facilitaient cette industrie.
Toutes les carrières sont exploitées à ciel ouvert par gradins où l’on peut distinguer jusqu’ à 54 bancs différents. En 1866, au moment le plus fort de l’exploitation, on comptait une cinquantaine de carrières ouvertes dans les Monts d’ Or, dont six à Saint-Cyr pour la pierre grise (calcaire à gryphées*) et trois pour la pierre jaune. Elles employaient une main d’œuvre nombreuse et rurale.
* Gryphée : de gryphae = mollusque fossile du Jurassique.K.

9 - L’Ermitage du Mont Cindre et son belvédère
Poteau : « L’Ermitage »

L’Ermitage fut fondé au XIVe siècle par un religieux du monastère de l’Ile Barbe. A partir de 1654, les ermites vont se succéder au Mont Cindre. Au XIXe siècle, le dernier ermite s’y installe et restaure entièrement l’ermitage. Il construit un jardin de rocailles avec des bassins, des grottes miniatures et des statues. C’est un peu « le facteur Cheval » du Mont Cindre.
En 1951, le maire Pierre Dumont fait agrandir l’esplanade de la chapelle et Louis Touchagues, artiste peintre né à Saint-Cyr en 1893, décore le porche et l’abside de fresques représentant les gens du village. Le belvédère du Mont Cindre offre un panorama unique sur Lyon « des Alpes aux monts du Lyonnais ».

10 – Montée du Grimpillon

La montée du Grimpillon ou Grapillon (après la vendange, on pouvait venir grappiller les raisins oubliés) vient rappeler que la vigne couvrait autrefois une grande partie du Mont Cindre. Ce vieux chemin bordé de deux murets de pierre sèche, reliait probablement dès le XIVe le village à la chapelle de l’Ermitage.
Les flancs du Mont Cindre, très bien orientés sont cultivés en vigne dès l’époque romaine, et tout particulièrement du XVIIe siècle jusque dans les années 1950. Le vin de Saint-Cyr-au-Mont-d’Or connut son apogée au XIXe siècle. En 1930 Etienne Perret, Directeur de l’école du Bourg, compose une chanson à la gloire du Vin de Saint-Cyr.

11 – La Source – Le jardin de l’ancienne source
Poteau : « La Source »

En entrant dans le parc, on devine sur la droite cette ancienne carrière, remblayée depuis. C’est dans cette zone, qui s’étendait de la place Lassalle jusqu’au château de Saint-Cyr, que l’on extrayait depuis le XIVe siècle la fameuse « pierre grise à gryphées ».
Ce site, sur lequel ont été édifiés dans les années 1980 une salle polyvalente et un bureau de Poste, était doté d’une source qui est encore visible aujourd’hui. Cette source, très utile à la population, fut au début du XVIIIe siècle à l’origine d’une forte inondation qui engloutit toute la zone et mit fin à l’exploitation de la carrière.

12 – Le Parc de la Mairie

Cette grande maison bourgeoise construite sur une ancienne carrière au XIXe siècle fut acquise en 1910 par Jean Reynier, riche industriel lyonnais. Ce dernier en a fait don à la commune à sa mort en 1965.
Depuis, la Mairie occupe ce bâtiment entouré d’un beau parc arboré (cèdres de l’Atlas typiques du XIXe. siècle). On remarque la présence d’éléments de rocaille (petit pont, bassins) qui témoignent du goût de cette époque.

13- Place Général de Gaulle- La veille tour
Poteau : « Gal de Gaulle »

Cette place, appelée autrefois place du Plâtre (1836) puis place de la Mairie, est dominée par la puissante Tour du Guetteur, haute de 21m, qui seule subsiste des cinq tours à mâchicoulis du château féodal du XIIe siècle. Ce château était constitué d’un quadrilatère d’épaisses murailles (le vingtain).
La place, aujourd’hui place Général de Gaulle et cœur commerçant du village, est bordée à l’ouest par la rue du Mont d’Or, ancienne « Grande Charrière » par laquelle transitaient les chariots de pierre destinée à la construction de Lyon.

14- Victor Hugo – Le village médiéval
Poteau : « Victor Hugo »

Selon le plan de 1735, c’était « l’ancien chemin du Château de Saint-Cyr à Couter », qui dominait le profond fossé bordant le château au sud, accentuant son aspect défensif.
Le cœur du village reprend exactement le tracé des murailles de la forteresse, sur laquelle les maisons s’appuient.
C’est aujourd’hui une artère commerçante avec une vue imprenable sur Lyon et Fourvière, au-dessus des toits des belles maisons vigneronnes (XVIe siècle) massées autour de la Place Saint-Quentin où l’on accède par un escalier.

15 – La cour du château - Le château et son église

L’entrée du château se fait par la porte sud, arc en plein cintre de pierre dorée des Monts d’Or. A l’intérieur de la cour pavée, l’église romane est du XIIe siècle. Elle possède une tour carrée fortifiée en guise de clocher. Désaffectée, c’est aujourd’hui une salle municipale à vocation culturelle, appelée « Salle des Vieilles Tours ».
Visite guidée possible sur demande en mairie.
La maison de justice du XIVe siècle est reconnaissable à son fronton gothique orné du monogramme du Christ.
La porte nord autrefois appelée "porte du secours", servait à passer le blé du suel au grenier.
L’actuel jardin du Presbytère était autrefois la cour principale, couverte d’un toit servant d’abri pour les habitants en temps de guerre.

16 – Chemin du Cèdre vers Chemin des Greffines

Ce vieux chemin médiéval permettait autrefois un accès vers le Mont Cindre depuis le village en passant par le hameau du Couter. Ce chemin desservait également des carrières et reliait le haut du domaine du clos Saint Benoît à l’Ermitage. Cela explique que ce sentier soit assez large.
Dans la montée, on passe près d’une caborne sur la gauche. Ces abris en pierre sèche sont des ouvrages qui étaient utilisés soit par les carriers soit par des agriculteurs et servaient d’abris contre le mauvais temps, ou de cabanes à outils.

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